Mobilité urbaine : Trouvez 5 tendances du futur

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À quoi ressemblera la mobilité urbaine de demain ?

Pour pouvoir comprendre le présent et les tendances du futur, faisons un voyage dans le temps. Nous vous emmenons avec nous à une époque lointaine et futuriste.

Le 3 septembre 2019

Londres, 1800 : Cette ville était l’une des 3 plus grandes villes du monde et elle a réussi à dépasser le million d’habitants. Un grand réseau de chemins de fer permettaient aux travailleurs des environs d’aller travailler en ville, c’est ainsi que les zones rurales ont fusionné avec le centre-ville. Toutefois, les calèches qui servaient de moyen de transport dans le centre-ville créaient rapidement des embouteillages. En 1860, la ville voulut régler ce problème en construisant le premier réseau de métro au monde. Seulement 40 ans plus tard, la capitale de l’Empire britannique était de loin la plus grande ville du monde avec près de 6,7 millions d’habitants.

Aujourd’hui, il y a plus de 500 villes dans le monde entier qui ont plus d‘un million d’habitants. Certaines très grandes villes comptent plus de 20 millions d’habitants (Nations Unies). La moitié de la population mondiale (Nations Unies) n’utilise que 2 % de la surface terrestre (Agence européenne pour l’environnement). Ces 4,2 millions de personnes (Nations Unies) utilisent 70 % de l’énergie consommée dans le monde (IOPscience). Un réseau de métros ne suffit plus aujourd’hui à réduire le bruit du trafic et remédier aux embouteillages. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des tendances et des solutions prometteuses pour la mobilité urbaine de demain.    

Tendance 1

▸ Voitures électriques : améliorer la mobilité urbaine

Les visiteurs d’expositions de voitures classiques peuvent rapidement devenir nostalgiques en voyant les carrosses polis qui y sont présentées. À l’époque, ces voitures n’étaient pas le moyen de transport le plus respectueux de l‘environnement, les moteurs à combustion interne modernes sont désormais beaucoup moins polluants. Le développement de la mobilité électrique a joué un rôle essentiel pour contribuer à une meilleure qualité de l’air (➜ Hybride rechargeable et autres voitures électrques).  

Statu quo en Europe : Les « canaux électriques » utilisés comme modèle


En Europe, la Norvège est sans doute le modèle le plus connu en matière de mobilité électrique. Mais les Pays-Bas, en particulier Amsterdam, font preuve de cohérence dans ce domaine-là. L’électricité sera de plus en plus utilisée dans la mobilité urbaine et la qualité de l’air s’en trouvera améliorée.

À titre d’exemple, si vous achetez une voiture électrique à Amsterdam mais vous ne possédez pas votre propre parking électrique, la ville met en place une borne de chargement publique gratuitement à proximité. Le nombre de bornes de chargement est passé de 300 en 2011 à 2 400 en milieu de l’année 2018. Pour 2019, le réseau de bornes de chargement le plus important d‘Europe devrait même atteindre les 4 000 stations de distribution de courant. Il existe, d’ailleurs, une subvention allant jusqu’à 5 000 euros pour les voitures de particulier utilisées à des fins professionnelles et jusqu’à 40 000 euros pour des camions (situation en 05/2018). Le but est que, d’ici 2040, seuls des voitures électriques circulent entre les canaux.

Vers la Chine : L’empire de la mobilité électrique

Des initiatives telles que « Amsterdam électrique » montre que la motorisation électrique en Europe devrait commencer maintenant. Il ne fait aucun doute que le marché chinois des « voitures à énergies nouvelles » est déjà très en avance. Environ 60 % des nouvelles voitures électriques dans le monde sont immatriculées en Chine. Les 2,6 millions de voitures disposent là-bas plus de 330 000 bornes de recharge publiques.

La mobilité électrique est un point essentiel de l’initiative gouvernementale « Made in China 2025 ». D’ici cette année, le plan prévoit que les « voitures à énergie nouvelles » représentent 20 % des nouvelles immatriculations. Les entreprises qui produisent plus de 50 000 voitures à l’intérieur des frontières nationales dans le cours de l’année 2019 devront avoir vendu au moins 10 % de leur flotte en voitures de ce type. Cette catégorie comprend les voitures électriques ou à piles à combustible et les voitures hybrides plug-in.

Hydrogène, gaz naturel & Cie : Des concepts de moteurs alternatifs pour le futur

Les voitures alimentées par batterie parcourent aujourd’hui plusieurs centaines de kilomètres et l’aménagement de bornes de chargement augmente de plus en plus vite. 

En plus des concepts de stations de relais où s’effectue un changement de batterie, certaines entreprises envisagent également une autre technique de propulsion pour y remédier. Les voitures à pile à combustible peuvent faire le plein d‘hydrogène en un temps similaire à celui de l’essence ou du gasoil. Avec ce concept, au lieu d’une batterie on utilise aussi une pile à combustible. Celle-ci produit de l’énergie grâce à la réaction entre l’hydrogène et l’oxygène. Cependant, les stations d’hydrogène ne se trouvent pas encore partout.

Tendance 2

▸ Mobility on Demand : Le car sharing au lieu de la propriété privée

La mobilité urbaine du futur doit être électrique, cela semble évident du point de vue environnemental et sanitaire. Mais une réduction de la pollution n’améliore pas la circulation dans les villes surchargées. La recherche d’une place pour se garer représente jusqu’à 40 % du trafic. Si plus de personnes partagent une voiture, moins de places de stationnement sont nécessaires et la mobilité urbaine est améliorée. Le car sharing est un concept qui se distinguent en deux catégories :

1. Prestataires de car sharing stationnaire    
Avec les prestataires de car sharing stationnaire, vous devez ramener la voiture à sa place de stationnement fixe après l’avoir louée.    

2. Freefloater
Avec le freefloater, vous pouvez garer votre voiture sur une zone plus grande mais définie.    

Pour en savoir plus sur les différents concepts de car sharing, vous trouverez toutes les informations dans notre Shared Mobility Glossary (➜ Les principaux concepts de "mobilité partagée").

Alors qu’à la fin de l’année 2011, on comptait en Europe 700 000 utilisateurs de car sharing, les estimations indiquent qu’en 2020 il y en aura environ 15 millions. L’Allemagne a également observé une croissance. Au début de l’année 2019, environ 2,46 millions de clients de car sharing étaient répertoriés; soit 350 000 de plus qu’au début de l’année 2018.

Le concept de mobilité car sharing a un succès grandissant en particulier auprès des plus jeunes qui adoptent un changement de comportement de consommation. Dans le Sharing Economy, ce n’est plus la propriété mais la prestation de services qui est au premier plan : la mobilité est beaucoup plus importante que d’avoir sa propre voiture. Et cette envie de mobilité peut aussi avoir un impact positif en partie sur les routes surchargées et les places de stationnement en ville : différentes études affirment qu’une seule voiture car sharing peut remplacer entre 8 et 20 voitures privées Cette tendance pour la Mobility-on-Demand fonctionne grâce aux possibilités de digitalisation. Sur les plateformes en ligne, l’utilisateur peut, à travers l’application, déterminer la disponibilité et la localisation des voitures, ainsi que les réserver et même généralement les ouvrir.

Ride-hailing

Alors que le car sharing devient de plus en plus populaire, un autre concept de mobilité urbaine est devenu populaire notamment aux États-Unis : le ride-hailing. L’application vous permet de trouver et réserver un chauffeur privé. En automne de l‘année 2018, 38 % d’adultes américains déclaraient avoir utilisé au moins une fois un service de ride-hailing (Pew Research Center).

Tendance 3

▸ Conduite autonome : Laissez la voiture faire le travail

En tant qu’utilisateur du car sharing, vous devez encore aller jusqu’à la voiture. Mais dans un futur proche, votre voiture pourrait arriver vers vous comme par télépathie. Ce qui ressemble à de la fiction n’est plus une vision inspirée du futur mais des objectifs clairs dans de nombreux centres de recherche et de développement (➜ Sur le chemin de la conduite autonome). Le parcours vers la conduite autonome s’effectue en 5 étapes et les étapes 1 et 2 existent déjà sur la plupart des voitures (➜ Les cinq étapes de la conduite autonome).

La prochaine étape de développement est d’atteindre la 3ème étape, plus seulement avec des voitures d’essai actuellement en service, en adaptant la conduite hautement automatisée au trafic et en améliorant ainsi la mobilité urbaine.

La conduite autonome nous conduit à une nouvelle infrastructure

La planification et le développement de la conduite autonome à venir vont de pair avec la transformation des infrastructures existante, ce qui a un impact sur la mobilité urbaine. Il y a un grand potentiel dans ce domaine mais il reste encore points à résoudre :

  • Moins de places de stationnement et plus d’espaces verts en ville : Les voitures conduisent toutes seules et vont chercher les personnes pour les amener à leur destination. Ce scénario pourrait non seulement nécessiter moins de voitures mais aussi réduire le nombre de parkings. C’est du moins une idée largement répandue qui permet d’espérer une augmentation des espaces verts et une amélioration de la qualité de l’air dans les villes. Mais comment doivent être réorganisées les places de stationnement et les parkings ? Quelles seront les conséquences sur la planification urbaine ?
  • Les embouteillages pourraient bientôt faire partie du passé :  La communication Car-to-X promet une connexion efficace entre les voitures, les panneaux de signalisation et les feux de signalisation. Avec cette technologie, les automobilistes peuvent être guidés de manière suffisamment efficace pour réduire le temps d’attente sur la route. Mais il reste encore beaucoup de questions techniques à résoudre, par exemple : Les marquages routiers doivent-ils être équipés de capteurs spéciaux qui signalent aux voitures la présence d‘un trou ou autre ?
  • Une transition sûre et progressive : Le passage à la conduite autonome ne se produira pas brusquement. La question est de savoir comment les voitures autonomes et les voitures contrôlées par un conducteur pourraient coexister dans le trafic. La période de transition entre les voitures partiellement et totalement autonomes nécessite-t-elle deux voies de circulation afin d’éviter toute confusion pendant la conduite entre les différentes étapes de développement ?

Tendance 4

▸ La communication Car-to-X : Quand tout communique avec tout et tout le monde

La communication Car-to-X est étroitement liée à la conduite autonome. Les véhicules en réseau peuvent se connecter et communiquer entre eux en temps réel (Car-to-Car) mais aussi avec des objets à proximité (par exemple via des dispositifs mobiles ou des réseaux radio : Car-to-Mobile). De manière autonome, les voitures se mettent dans une file et agissent comme un seul véhicule. Le freinage et l’accélération simultanés optimisent la fluidité du trafic. Aujourd’hui déjà, certains modèles peuvent interagir avec d’autres voitures ou objets à proximité. Ils mettent en garde les autres usagers de la route contre les obstacles tels que les embouteillages ou le verglas, afin qu’ils puissent réagir rapidement. Plus de voitures seront équipées de cette technologie, plus il sera possible d’éviter les accidents – c’est en tout cas la représentation idéale de ce concept de mobilité. Le fait que ce scénario présente un grand potentiel pour le trafic urbain dense se justifie de lui-même.

Transport intelligent à Wuxi

Ceux qui veulent constater ce que les communications Car-to-X peuvent apporter à la mobilité urbaine doivent absolument se rendre à la ville chinoise de Wuxi. Environ 1,76 millions de voitures sont sur la route de la métropole où les voitures, les bus, les feux de signalisation et les panneaux communiquent entre eux. Les conducteurs reçoivent une notification dès qu’ils dépassent la limitation de vitesse et un système d’alerte rapide informe l’apparition d’un obstacle. Un système sophistiqué de feux de signalisation analyse et optimise en permanence la fluidité du trafic et signale également au conducteur la durée du feu vert. Un ralentissement soudain - une autre source potentielle d’embouteillage – fait théoriquement partie du passé.

Tendance 5

▸ Mobilité urbaine et transports en commun

Londres l‘avait déjà constaté au XIXe siècle : Les transports en commun jouent un rôle très important dans la mobilité urbaine pour alléger les routes. Les métros et les bus de la métropole du monde se rencontrent à leurs frontières. C’est pour cela qu‘un classique de la mobilité urbaine célèbre une renaissance sans précédent : le vélo. Le bike sharing s’empare des rues de toutes les grandes métropoles et permet un déplacement rapide dans les espaces les plus étroits. Il en va de même à l’avenir pour les scooters électriques qui faciliteront également la mobilité dans l’environnement urbain (➜ Trottinettes électriques et Cie pour la micro mobilité). Et comment les transports en commun pourraient-ils mieux s’organiser à l’avenir ?

Bus électriques autonomes

Parallèlement à la tendance du Sharing, les concepts de mobilité électrique et de conduite autonome s’intègrent naturellement dans les solutions de transports urbains. Rien qu’en Europe, il existe déjà 10 circuits d’essai pour les bus électriques autonomes. Sur le campus de la Charité de Berlin, par exemple, il y a encore un accompagnateur dans le bus qui contourne les obstacles et qui, une fois qu’il s’est arrêté, libère la conduite. Cependant, il est probable que les systèmes deviennent de plus en plus intelligents, plus sûrs et donc plus indépendants. Les itinéraires sont actuellement relativement courts et ne présentent pas d’obstacles majeurs. Mais les projets pilotes nous montrent le chemin à 15 km/h.

Les taxis drones s’emparent des transports publiques

Le futur de la mobilité urbaine est dans l’air : Est-ce une thèse ambitieuse ou une vision réaliste du futur ? Face aux embouteillages des centres-villes, la conquête de l’espace aérien semblerait être une conséquence logique. Dès 2020, les taxis drones seront mis à l‘essai à Dubaï, Los Angeles, Dallas et Singapour. Leur utilisation commerciale est programmée pour 2023. Au début, les pilotes seront toujours en charge de la conduite, mais la course vers la future plus ancienne métropole de drones à pilotage autonome du monde a déjà commencé.

De nouveaux concepts pour améliorer la mobilité urbaine

Londres l’avait déjà montré au XIXe siècle et illustré les développements actuels tout comme les prévisions : Les villes grandissent. L’espace de vie de chaque individu et les possibilités de mobilité dans cet environnement urbain doivent devenir plus efficaces. Cette réalité ouvre la voie à des concepts vastes de propulsion alternative, de conduite autonome et de car sharing.

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